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27 octobre 2007

La ministre et la réforme

La ministre de l'Éducation du loisir et du sport était en entrevue aux francs tireurs cette semaine.

Pendant l'entrevue, j'étais sous le choc.
Après l'entrevue, j'ai eu peine à m'en remettre.

Comment la ministre de l'éducation, la big boss, peut-elle affirmer que le système éducatif actuel produit des épais, que la réforme n'est pas adéquate, que "l'ancienne méthode" était tout à fait correcte?
Madame Courchênes n'a même pas la proactivité d'affirmer; elle se contente de supporter les propos de l'animateur qui la mène à faire des révélations aussi désolantes que décourageantes.

Je suis empressée d'écrire à la ministre, trouvant son adresse courriel sur son site Internet personnel. Je ne suis pas naïve au point de penser que mes propos pourraient trouver écho, mais il fallait l'informer que j'y avais cru à la réforme. Que j'ai été formé dans une université qui soutenait la réforme. Que je travaillais dans un milieu où j'ai défendu la réforme; auprès de mes collègues, des parents de mes élèves et de mes élèves.

Naïvement, je m'attendais à avoir quelques échos dans la presse. Rien ou pas grand chose. Sinon Madame Bombardier qui défendait, en compagnie de Monsieur Arcand, la grande intelligence et la compétence de la ministre, ne relevant rien du contenu de l'entretien sur les ondes de Télé-Québec, questionnant plutôt la tribune choisie par la ministre.

À lire, le billet de Gilles Jobin et des commentaires qui soulèvent quelques contradictions de l'entretien.

24 octobre 2007